JOURNAL DE QUÉBEC – SAMEDI 24 MARS 2018

AGRANDIR SON STATIONNEMENT

Agrandir son stationnement

Votre entrée vous paraît petite depuis que votre ado a son auto? La solution est simple : faites agrandir votre stationnement !

Nadia BERGERON Collaboration spéciale

Faire agrandir un stationnement exige une bonne préparation et requiert les services d’une entreprise spécialisée et expérimentée.Assurez-vous d’avoir un permis délivré par votre municipalité avant d’entreprendre les travaux d’agrandissement. Ce document est obligatoire si vous devez empiéter sur votre gazon, rappelle Éric Jobidon, actionnaire pour l’entreprise Pavage Ste-foy : « On doit respecter un pourcentage de pelouse sur notre terrain, selon chaque quartier. »

Vous n’avez pas besoin de permis lorsque l’entrée est sur le gravier et que vous ne changez pas les dimensions déjà établies. Une fois le permis en main, la ville viendra scier la chaîne de rue afin de respecter la nouvelle largeur de votre entrée. Certains secteurs pourraient émettre des restrictions et même refuser ce permis, comme dans le cas d’un terrain situé près d’un versant d’eau. On craint alors la pollution de l’eau causée par l’asphalte.

Conserver l’ancien stationnement

Il n’est pas nécessaire d’enlever le stationnement déjà existant si l’asphalte est encore en bon état et le nivellement bien droit. Par contre, vous devrez vous assurer d’avoir le même genre de fondation avant d’ajouter votre entrée supplémentaire, sinon le sol ne travaillera pas de la même manière. « Si j’excave différemment, je pourrais créer une instabilité au sol et il y aura peut-être une partie qui va bouger plus que l’autre », explique M. Jobidon. Identifiez bien la nature du terrain.

Une parcelle de terre plus instable et argileuse exige un trou de fondation plus profond qu’une surface remplie de sable. Dans un endroit rocheux ou terreux, on va devoir enlever les petites roches qui remontent avec le gel et le dégel. « Si on ne les extraie pas, ils vont faire des bosses dans l’asphalte », signale M. Jobidon.

Aucune démarcation… ou presque !

Avec le temps et les intempéries, l’asphalte déjà posé est moins lisse et moins foncé. Idéalement, quand on coule la nouvelle surface, on ne veut pas qu’il y ait une trop grande démarcation avec l’ancien produit. Pour y parvenir, M. Jobidon ajoute un scellant à base de bitume : « On uniformise la couleur. C’est sûr qu’on verra un peu le joint entre les deux entrées, mais c’est quand même esthétique quand on ne veut pas détruire celle déjà existante », dit-il en soulignant qu’il faut aussi mettre la même épaisseur d’asphalte.

Au départ, on en dépose environ 65 millimètres, mais une fois qu’elle sera compactée et écrasée par le rouleau, il en restera environ 50 millimètres. Le coût des travaux est évidemment variable, mais si la superficie était déjà de 16 pieds et que vous agrandissez jusqu’à 21 pieds, vous pourriez débourser entre 1000 $ et 1 200 $ pour l’excavation et environ 700 $ à 800 $ pour l’asphalte.

Si vous préférez, mettez du pavé uni au lieu de l’asphalte : vous obtiendrez ainsi une belle combinaison entre ce matériau et votre entrée déjà goudronnée.

Construire à neuf

Dans le cas où votre ancienne allée serait de mauvaise qualité, il vaut mieux la détruire et tout reconstruire à neuf avec les nouvelles dimensions ajoutées. Une entrée est raboteuse et de piètre qualité pour plusieurs raisons : elle gondole à cause de l’argile qui la fait gonfler, on a oublié d’enlever les petites roches à la surface ou le matériel de remblai est nuisible et d’une qualité douteuse.

Les coûts sont plus élevés pour une nouvelle construction. S’il s’agit d’un stationnement pour 4 voitures d’une dimension de 800 pieds carrés, vous pourriez débourser environ 6 500 $ pour faire excaver et asphalter. Afin d’obtenir une belle finition, certains ajoutent un muret, une longue bordure ou du pavé uni.

Entreprise spécialisée

Pour ce genre de travaux, vous devez vous référer à une entreprise spécialisée. Méfiez-vous des vendeurs itinérants qui frappent à votre porte ou qui vous sollicitent par téléphone. « Demandez toujours le numéro de licence de la RBQ et vérifiez dans le registre des entreprises », prévient M. Jobidon qui signale l’importance de ne jamais payer avant que les travaux ne soient complétés : « C’est illégal de demander des acomptes! Légalement, on n’a pas le droit de le faire. » Le client doit payer à la fin des travaux seulement.

Choisir une entreprise accréditée et recommandée par Caa-québec est aussi un gage de crédibilité. Vous aurez l’esprit tranquille et une belle entrée bien construite si vous faite affaire avec une entreprise compétente !